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Dimanche 2

 

Le réveil n’a pas sonné ce matin, normal, nous sommes Dimanche, le jour se prête à la grasse matinée. Il ouvre les yeux le premier, se retourne vers elle, elle dort encore, c’est habituel, elle n’a jamais eu, elle n’aura jamais, le réveil facile. Et puis, avec ce qu’elle a sifflé hier, elle ne va pas se lever fraîche ! Lui non plus d’ailleurs, il a la bouche pâteuse, l’impression d’avoir mangé une pantoufle, les piverts qui lui ravagent la boite crânienne ! Au tout début d’eux deux, ça l’amusait plutôt cette façon de refaire souvent le monde avec quelques verres de trop, de se fabriquer un avenir utopique, l’alcool aidant à libérer la parole. Ils avaient découvert ensembles des alcools rares des trésors de single malts

Et puis le souvent était devenu quotidien, les single étaient devenus de minables blend

Ca l’avait chiffonné, au début, cette lente dégringolade, cette espèce de déchéance qu’il voyait poindre, mais la routine, le boulot, la vie qui file à grand pas. Et puis, de plus en plus souvent, son frère qui déboulait sans prévenir, avec son abrutie de bonne femme, ils arrivaient tous les deux, quand ils voulaient, les anisés coulaient, ces putains de vins blancs qui lui filaient, à lui, d’épouvantables migraines. Quand il était rentré du boulot, hier soir, ils étaient là, encore, les deux affreux, empicratés et minables. Aimantée sur le frigo, la liste des courses qu’elle aurait du faire dans la journée, il avait laissé là son chéquier tout exprès, les courses pas faites, plus de café, il allait devoir, ce dimanche, se taper un infâme café lyophilisé, ça promettait un beau Dimanche, il avait bu…….. Oublier

La lumière du jour traversait les persiennes, c’était la lumière d’une journée ensoleillée, cet après midi, au lieu d’aller se balader, il serait obligé de déboucher l’évier, de regarder le lave vaisselle qui déconnait.

 Elle dormait toujours, profondément. De toutes façons, il allait devoir se lever, prendre une aspirine pour éloigner la gueule de bois. Ca faisait un moment qu’il ne dormait plus, les gamins regardaient des merdes sur TF1, la télé trop forte, ils commençaient à se chamailler, à brailler, ça ne rigole pas ça à l’air sérieux !!!!

Plus moyen de se pelotonner sous la couette. S’il n’intervient pas très vite, on va frapper à la porte, l’ouvrir sans attendre la réponse:

 « Papa, y a Kevin qui a renversé son bol de cacao ! »

 

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