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Laïc

 

 

 

Un collegue de travail m’a convié l’autre soir à une cérémonie évangélique, sorte de « messe » gitane pour être lapidaire dans l’explication. Il me sait profondément laïc, mais surtout, semble t’il, d’esprit ouvert.

Laïc, je le suis, quoique catholique contre mon gré, ayant bénéficié d’aspersion curetonne à une époque de ma vie où mon avis n’avait pas été sollicité. Par révolte facile, j’ai revendu depuis longtemps ma médaille de baptème aux Marchands du Temple pour acheter des capotes. J’ai, comme beaucoup, poussé le vice catéchistique jusqu’à obtenir un beau stylo à plume et une jolie montre. J’ai, ensuite, consciencieusement, lu les Evangiles, je leur ai très vite préféré Desproges dont le :  « L’homme à inventé Dieu, le contraire reste à prouver », est poour moi une référence. Ne comptez pas sur moi cependant pour croasser ostensiblement devant une procession, si certains s’y retrouvent à travers une pratique religieuse quelle qu’elle soit, le choix d’une idole, d’une foi, est un investissement personnel, tant qu’on ne m’oblige pas à embrasser des statues, ou des idées qui ne sont pas miennes.

 L’ami David m’a donc convié à assister cette rencontre évangélique, j’ai accepté.

 Tout cela se tient donc sous chapiteau, planté au milieu d’un grand pré, nombres de caravanes entourent la tente, les gamins s’égayent tout autour, ça fait quand même bien moins triste et solennel que ces tristes églises qui jalonnent les villages de France. Les églises n’ont pas toujours été si austères, on sait qu’au Moyen Age, ces lieux de culte étaient peints de couleurs vives, c’était une époque ou les églises étaient un lieu d’accueil, ouvertes à tout moment, comme le chapiteau que j’ai en face de moi, la toile de l’ouverture se soulève dans le léger vent du soir. Il y a un coté festif à tout cela, deux guitares et un clavier interprètent des airs de jazz manouche, j’aime beaucoup Bach, certes, mais cette musique là est plus légère, plus estivale à entendre. Sous le chapiteau, cela sent l’herbe fraiche, la belle saison approche….

On s’installe sur des chaises de jardins, face au petit podium, nombreux sont ceux qui tiennent une Bible à la main. Le Pasteur égrène des histoires, du vécu, de SON vécu, comment Jésus l’a aidé, un Jésus qui, dans la vie  de chacun, effectue des miracles, petits ou grands, pour ceux qui croient en lui, le Pasteur ne parle que du quotidien, il considère, je suppose que chacun, chez soi lit régulièrement le Livre, pas, ou peu de volonté pédagogique, le prêche n’est pas un cours magistral, il illustre par l’histoire de chacun des protagonistes , le miracle du Christ. Tout cela est ponctué de chants, de cantiques. Un dernier prédicateur vient haranguer les spectateurs, discours enflammé, incessant, prières…….

La soirée ne m’aura pas apporté la foi, Dieu est toujours pour moi un être hypothétique, la façon d’en parler, ce soir était pourtant fort différente de ce que j’avais pu voir jusque là dans ma vie, les pasteurs des Mission évangéliques ont certainement trouvé une manière de parler de la Foi certainement plus proche du peuple que le clergé catholique. Je ne suis pas convaincu, non, mais le discours est certainement plus convaincant……

 

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