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Fin de l'Aventure

Le dernier générique défile sur l’écran, je suis un peu déçu, c’est terminé, j’en aurais voulu encore mais là, non, c’est fini, provisoirement j’espère, les bruits parlent d’une suite au cinéma. J’ai maintenant tout vu, englouti goulûment les derniers addendum, les épisodes pilotes et  tous les bêtisiers, 20 DVDs, une œuvre, je n’ai plus qu’à  refermer le coffret blanc du Livre VI, j’ai épuisé Kaamelott.

 

Il m’a fallu quelques semaines, je n’ai pas voulu m’enfermer plus d’une trentaine d’heures, ermite télévisuel, Kaamelott n’est pas un huis clos, ça se passe aussi dans la forêt , mettre les pieds dans l’herbe entre deux épisodes était une condition sine qua non.

Je n’ai pas découvert  la série lors de la première diffusion, quand je l’apercevais à la télévision, je trouvais tout ça drôle mais bon…. J’avais bien lu, il y a longtemps les textes de La Légende Arthurienne, je savais que tout cela était une des grandes bases de l’Héroïc Fantasy et de Tolkien que j’aime tant aussi. J’avais adoré  le «  Holly Graal »des Monthy Pythons  mais, le boulot qui ne me permettait pas d’être devant M6, l’intérêt du moment pour d’autres choses, ne m’avaient pas permis d’aimer cela d’emblée. Et puis, je crois que j’ai toujours découvert ce que j’aimais avec un temps de retard, J’ai attendu 20 ans pour adorer Star Wars, les diffusions télé m’avaient toujours prodigieusement emmerdé, alors que sur grand écran, pardon ! Attention, et j’y tiens, ne me voyez pas comme un fan, l’idée de « fanitude » m’a toujours ébouriffé. Athée, je suis, athée je resterai. L’idée d’admirer un Dieu m’étant intolérable, celle d’adorer un être humain me l’est bien plus encore. A tel point qu’adolescent, je ne tapissais pas les murs de posters divers, non je comblais les parois d’affiches qui me plaisaient. J’ai eu pendant des mois au dessus de mon pieu, l’image d’une paire de pompes de montagne qui annonçait une marche de village.

Alexandre Astier reste malgré tout ça une sorte de génie. Créateur et acteur, réalisateur et musicien de son œuvre, son regard sur La Légende, et sur ces personnages venus du fond des temps, les dialogues éclatants, donnant à la série une vraie notion de tradition orale, me laissent  vraiment pantois. Ca doit être agaçant, parfois, de travailler avec un gars comme ça, il sait tout faire. Il avait  également écrit un petit texte, dans un livre d'hommage à Desproges, qui m'avait "remis quelques pendules à l'heure, quant à ce qu'était l'humour.

La dérive, au fil des Livres, de la farce hilarante, au drame de cet homme seul qu’est le Roi Arthur, aurait pu décourager les premiers spectateurs, mais non, plus on avance, plus l’œuvre devient profonde, on ne se lasse pas, on attend avec impatience la suite au Cinéma.

 

Le dernier générique défile sur l’écran, je ne me lasse pas, j’ai épuisé Kaamelott.  

Commentaires

  • C'est pas faut!

  • comment ca tu n'as pas compris?

  • Fau(x) ?

    Oui, belle réussite que cette série hors-norme (fusion entre Monthy Python et Audiard), et joli pied de nez aux productions habituelles, ce changement de ton, de rythme, au fil des saisons. Une oeuvre à part. Astier est au Théâtre du Rond-Point actuellement, pour un spectacle autour de Bach. Son film se prépare, sa série BD ispirée de la série télé est excellente paraît-il et il prépare le scénario d'un album original, plutôt SF.

  • J'ai vu quelques extraits du spectacle Bach, un réussite

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